L’Afrique rejette l’intervention turque à la Libye

L’Afrique rejette l’intervention turque à la Libye
Plusieurs pays africains dont l’Égypte et l’Algérie ont réagi à l'annonce d'une éventuelle intervention militaire turque dans la Libye, ce pays qui a été miné par une guerre qui dure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
L'Algérie, qui partage une longue frontière de 1 000 km avec la Libye, a annoncé dans un communiqué qu’elle prendra dans les prochains jours plusieurs initiatives en faveur d'une solution pacifique à la crise libyenne, une solution exclusivement inter-libyenne »
Alger a affirmé qu’elle n'acceptera aucune présence étrangère sur le sol du pays voisin, quel que soit le pays intervenant.
L’Egypte, qui partage une frontière de 1 115 kilomètres avec la Libye, a mis en garde contre toute velléité de « contrôler » le territoire libyen.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a demandé de tenir une réunion urgente du Conseil de sécurité nationale regroupant notamment les ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères et le chef des services de renseignements.
Tunisie, Le président tunisien Kaïs Saïed a reçu fin décembre son homologue turc au palais de Carthage, et les deux hommes ont publié la « Déclaration de Tunis pour la paix ». Un texte qui exhorte tous les Libyens à « s'asseoir à la table de dialogue dans le but de parvenir à une formule de compromis pour sortir de la crise libyenne actuelle, dans le cadre de l'accord politique.
Le chef de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat a exprimé son inquiétude d'une potentielle « interférence » en Libye après la décision de la Turquie de déployer des troupes dans ce pays plongé dans le chaos.
Le chef de L’UN a demandé à la communauté internationale de rejoindre l’Afrique pour trouver une solution pacifique à la crise libyenne.
Le Niger, Le président nigérien, Mahamadou Issoufou a indiqué que : « C'est la communauté internationale qui a créé le chaos en Libye et ce qui se passe dans le Sahel est l'une des conséquences du chaos libyen »
Tchad, de son côté, Le président tchadien a affirmé que « la déstabilisation du Sahel par le terrorisme est étroitement liée au chaos installé en Libye à la suite de l'intervention militaire de 2011 ».