De l’Italie à Chantilly, grandeur et décadence de l’entraîneur de chevaux de courses accusé de dopage

En moins de cinq ans, Andrea Marcialis a enchaîné les succès pour compter parmi les meilleurs entraîneurs. Jusqu’à la chute, violente. Soupçonné d’avoir mis en place un système de dopage avec la complicité de vétérinaires, il est désormais derrière les ba
La chute est aussi fulgurante que l'ascension. Le 11 mars dernier, le tribunal de Senlis (Oise) mettait en examen Andrea Marcialis, entraîneur de chevaux de course au sommet de sa gloire, ainsi que huit autres personnes. L'Italien est suspecté d'avoir fait injecter des produits dopants à ses chevaux avant les courses, avec la complicité de vétérinaires. Selon le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier, 31 courses sont concernées par « un système organisé de dopage de chevaux de galop ».
Sans attendre l'issue du volet judiciaire, le couperet de France Galop — société organisatrice des courses — était tombé la veille : elle a prononcé à l'encontre de l'Italien une interdiction d'exercer son métier d'entraîneur public jusqu'au 5 avril 2025. Un vrai choc pour une ville comme Chantilly (Oise), 10 000 habitants et premier centre d'entraînement en Europe avec 3000 chevaux de course à l'entraînement, qui se qualifie elle-même de « capitale du cheval ».