ENTRETIEN. La présidente fondatrice d’E5T salue à "Al-Ain News" l'engagement courageux de Sultan Al Jaber à la transformation énergétique

Dans un entretien exclusif à Al-Ain News, la présidente-fondatrice du think-tank E5T,ex- dirigeante d’un groupe pétrolier (Dyneff/Agip) et , Primagaz, Myriam MAESTRONI, est revenue sur les questions climatiques dont la tenue de la COP 28 aux Émirats.
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Myriam MAESTRONI, a indiqué à « Al Ain News » : « c’est une bonne idée que la nomination le Dr. Sultan Al Jaber à la tête du Cop-28 », et a ajouté «apporter son total soutien à cette nomination car le fait d’être à la tête d’un grand groupe pétrolier est certes une première, et constitue donc une approche innovante mais est riche de sens et hautement symbolique ». En effet, le Dr Sultan Al Jaber est à la fois une personnalité du monde du pétrole, des hydrocarbures et parfaitement connaisseur de la problématique des énergies fossiles, identifiées comme principales responsables des émissions de gaz à effet de serre et, donc du changement climatique, mais il s’est pourtant distingué par son engagement sur la question de la transition énergétique. Son engagement comme organisateur de la COP28 vient couronner cet engagement. C’est finalement assez courageux de prendre, ainsi, à bras le corps, cette problématique de décarbonation extrêmement importante pour l’avenir de notre planète tout en actant une histoire.
Myriam MAESTRONI, a démarré sa carrière dans le pétrole puis le gaz avant de devenir une spécialiste de l’efficacité énergétique (puisqu’elle a créé sa propre société « Économie d’Energie », depuis revendue au groupe La Poste), et, est, elle-même, fortement engagée depuis plus de 15 ans dans la transition énergétique et dans le nouveau paradigme eco-énergétique « net zero » notamment au travers du think-tank E5T, qu’elle a créé en 2011, et de l’initiative éducative « 100 leaders pour la planète » lancée depuis quelques mois.
Myriam Maestroni est une personnalité majeure en France de la transition énergétique. Son parcours qui l’a conduite du pétrole au gaz jusqu’à la transition vers le « net zero » en passant par l’efficacité énergétique lui donne une véritable légitimité en tant que protagoniste de la transition énergétique. Au fil des onze dernières années, elle a d’ailleurs associé plus de 1000 experts à ses réflexions, partagées par les universités e5t qu’elle organise sur les grandes thématiques de l’Energie, de l’Efficacité Énergétique, de l’Environnement et de l’Économie dans les différents Territoires (on retrouve la signification de l’acronyme E5T). Elle a également publié différents ouvrages et de nombreux articles sur ces questions.
La présidente fondatrice d’E5T, a déclaré que : « Il est bien évident que la nomination de Sultan Dr Sultan Al Jaber à la tête de la COP 28, acte, qu’il y a une véritable urgence climatique directement liée aux énergies fossiles… mais, en même temps, force est de constater, que dans la majorité des pays le mix énergétique continue à afficher une prédominance de ces mêmes énergies fossiles ».
La spécialiste de l’énergie et ex-chef d’entreprise dit: « Je pense que le défi va justement consister à expliquer cette nomination qui peut apparaître assez contre-intuitive de prime abord pour tous ceux qui pense qu’il est facile de faire table rase du passé ». Elle ajoute «J’ai vécu absolument la même expérience à mon petit niveau, en France. En effet, ayant démarré ma carrière dans le secteur du pétrole puis du gaz, elle se souvient avoir dû beaucoup lutter pour expliquer, dès le début des années 2003, qu’il fallait absolument aider les clients de l’entreprise, à consommer moins ». C’était un pavé dans la mare. « il est bien évident que cette approche remettait évidemment en question le modèle historique qui reposait sur un business model simple, à savoir, plus on en vend, plus on gagne de l'argent ! »
Les choses ont heureusement évolué depuis et l’efficacité énergétique, c’est-à-dire la mise en œuvre optimé de l’énergie est devenu une question centrale a fortiori depuis la début de la guerre en Ukraine. On n’a jamais autant parlé de sobriété, qui ne représente d’ailleurs, qu’un des enjeux de l’efficacité énergétique, qui suppose d’activer d’autres leviers.
Pour revenir sur la COP 28, ce choix qui, selon Myriam Maestroni, ne fera, probablement, pas l’unanimité est pourtant, une occasion rêvée, de mettre en avant que les acteurs mis en cause hier, peuvent devenir les promoteurs des solutions de demain. Bien entendu, il va falloir se prêter à un exercice pédagogique important car il est essentiel de créer la sensibilité requise et bien sûr, les compétences nécessaires à pousser ce raisonnement jusqu’au bout.
L’ancienne dirigeante issue du secteur du pétrole et du gaz a estimé que : "Ce n'est pas un pari facile, mais voilà, dans ma propre carrière, j’ai connu cette expérience de passer du pétrole au gaz à une société que j’avais créée et appelée, de façon un peu provocatrice alors, -en 2008-, Economie d'énergie. Peu de gens comprenait la logique de cette démarche à cette époque. Aujourd’hui, plus de 10 ans après, on décrypte beaucoup mieux le raisonnement, qui finalement consistait à mieux prendre en compte un client éco-citoyen et « consomm’acteur », concerné au premier chef par l’envie de contribuer à décarboner, mais également soucieux de conserver un niveau de confort, auquel il est difficile de renoncer, le tout sans que cela ne suppose un budget insupportable.
La société Économie d’Energie a connu un fort développement et s’est positionnée, dès le début des années 2010, comme leader dans ce domaine, et a ainsi permis de faire évoluer les habitudes en rapprochant des énergéticiens historiquement centrés sur les questions de sécurité et diversité d’approvisionnement (supply chain) des préoccupations économiques et environnementales des clients. Le combat de la décarbonatation est tellement important qu’il doit compter sur l’ensemble des parties prenantes, et donc sur les clients utilisateurs quels qu’ils soient (du grand public au très grandes entreprises). Depuis Myriam Maestroni a cédé sa société au groupe La Poste.
Son engagement ne s’est pas érodé pour autant. Au contraire. En assurant la présidence de son think-tank qui s'appelle e5T et qui prend bien en compte les énergies au pluriel, l'efficacité énergétique, l'environnement, l'économie et les territoires, elle est de plus en plus convaincue, qu’une des conditions de succès et, en même temps, une des difficultés, consiste à évoquer tous ces sujets conjointement. Il est extrêmement important de développer une vision holistique et de l’exprimer en termes clairs, constructifs et compréhensibles par le plus grand nombre.
Le défi du patron de l’Abou Dhabi National Oil Company, va être de réconcilier tous ces éléments en démontrant qu’on peut faire partie du problème mais également de la solution, en apprenant du passé pour construire le futur. L’enjeu est de taille, et il va être extrêmement intéressant de suivre dès à présent la préparation de cette COP 28, qui a du pain sur la planche.
Il paraît évident que l’envie de relever ce défi en prenant des positions fortes est sans doute une bonne nouvelle pour le climat. Le nouveau Président de la COP-28 est « quelqu’un qui a l'air sincère et qui n’hésite pas à afficher sa volonté réelle de travailler avec l'industrie énergétique pour accélérer sa décarbonation, en promouvant des solutions de différentes natures ». « Il évoque d’ailleurs, aussi, parmi ces dernières, l'hydrogène vert, qui est un des enjeux, une des pierres angulaires du nouveau monde énergétique ».
Myriam MAESTRONI : Il est intéressant d’acter le paradoxe, et d’aller au delà, en explorant l’idée que l’un des enjeux majeurs du leadership consiste, avant tout, à réconcilier des dilemmes. Là, on est certainement au cœur de l’équation. Le choix hautement symbolique des Émirats pour accueillir la prochaine COP 28, doit nous interpeller, pour mieux acter au sens une véritable nouvelle étape entre une économie qui a été historiquement basée sur les hydrocarbures (charbon d’abord, c'est toute l'histoire de la révolution industrielle, le pétrole ensuite, et le gaz naturel enfin) et le nouveau paradigme éco-énergétique qui doit en finir avec les externalités négatives et notamment les émissions de CO2.
La position des Emirats sera scrutée par de nombreux pays, car il pourrait devenir un nouvel exemple, d’un pays capable de se transformer et de se réinventer pour pouvoir faire face aux nouveaux enjeux de neutralité carbone du « net-zero » qu’il va falloir absolument atteindre au plus tard à horizon 2050, selon Myriam MAESTRONI.
L’ancienne dirigeante a estimé que “En fait, il faut considérer qu'un pays qui historiquement fait partie des producteurs, et dispose donc de facto d’une souveraineté en matière d'énergies fossiles, a plus de difficultés et a priori moins de motivations pour transformer et se repenser dans un nouveau modèle économique, que des pays qui, pour le coup, ont tout à gagner parce qu'ils ne sont pas producteurs, ou parce qu’ils n’ont qu’un accès limité aux hydrocarbures ». On en a d’ailleurs fait la douloureuse expérience avec la guerre en Ukraine, qui a interrompu le flux d'approvisionnement de gaz naturel russes et a fait resurgir la nécessité de souveraineté des pays européens..
Selon Myriam MAESTRONI, Un des enjeux les plus naturels et souvent oubliés dans le nouveau mix énergétique à venir est certainement celui de l'efficacité énergétique.
On ne peut pas imaginer que les producteurs de pétrole ou de gaz n'aient pas à cœur de recommander finalement une utilisation responsable et modérée des ressources, puisqu'on ne pourra pas s'en passer de façon très rapide.Et donc la question de l'efficacité énergétique, qui a été un des sujets poussés de façon pionnière par la France, est certainement un sujet clé. Bien sûr, l'efficacité énergétique, c'est complexe et ça comprend au moins cinq leviers différents.
« Le premier levier, consiste à créer une saine concurrence entre les fournisseurs. Bien sûr, cela suppose que le consommateur soit mieux informé sur ses différents options de choix possibles et soit accompagné, pour développer un minimum de connaissances lui permettant de mieux comprendre ses consommations et ses factures d’énergie… tout le monde n’est pas expert en la matière!. Le deuxième levier sera bien sûr celui des comportements. On sait aujourd’hui de mieux en mieux appréhender la relation entre des comportements sobres et trop énergétivores, et il faut continuer à faire changer nos habitudes. Cela est vrai que l’on dispose de beaucoup d’énergie ou pas… car l’enjeu est bien de limiter nos émissions directement fonction de nos consommations. Cela implique de repenser un grand nombre de nos habitudes et de les changer durablement. Et cela s'apprend ! Ça n'a jamais été une priorité absolue (même si la France a vu son inconscient collectif marqué par la fameuse phrase des années 70 « En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées !).
Le troisième levier, c'est bien sûr de construire des logements, des bâtiments sobres en énergie et surtout de rénover l’ensemble des bâtiments et des logements énergivores.
La spécialiste de l’énergie explique que « le sujet de la construction est, bien sûr, beaucoup plus facile que celui de la rénovation ». Donc, dans les pays qui se développent, l'idée c'est d'avoir des constructions extrêmement efficaces sur le plan de la performance énergétique. Mais en Europe, il faut déployer massivement une logique de rénovation avec de nombreuses questions auxquelles il faut répondre : quels travaux réaliser ? par quoi commencer ? à qui s’adresser ? comment financer ? quelles aides possibles ? etc . Le quatrième levier, c'est d'utiliser, les « smart technologies » . Ce qui veut dire en clair qu'on va devoir de plus en plus compter sur les compteurs et autres thermostats intelligents… et bien sûr utiliser Big Data. Les données numériques doivent permettre de pouvoir accompagner au mieux les clients dans la gestion et le pilotage de leurs consommations.
Et enfin, le dernier levier consiste à encourager la production locale d’énergie avec notamment les solutions d'autoconsommation individuelle et collective. Le must étant de parvenir à réaliser des maisons ou des bâtiments à énergie positive c’est-à-dire qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.. Tout cela explique que cette idée d'incorporer l'efficacité énergétique « que j’aime aussi désigner comme une cinquième énergie, celle que l'on ne consomme pas » dans un mix énergétique, pourrait être une façon finalement de pousser la coopération entre la France qui a été en pointe sur ce sujet et ces derniers mois plus que jamais, et les Emirats. L’idée étant de promouvoir un juste équilibre entre des besoins révisés et optimisés et les approvisionnements requis. Je pense qu’il y a matière à identifier de bonnes pistes de coopération et de recherche autour de ces problématiques en distinguant les différents secteurs et opportunités. Ce sont des questions que nous avons, d’ailleurs, beaucoup regardés et continuons à regarder au sein de notre Think tank E5T».
La Spécialiste du mix énergétique, a estimé que « le sujet de la construction est bien sûr beaucoup plus facile que celui de la rénovation. Donc, dans les pays qui se développent, l'idée c'est d'avoir des constructions extrêmement efficaces sur le plan de la performance énergétique. Mais en Europe, il y a aussi toute la logique de rénovation. Le quatrième levier, c'est d'utiliser, et ça a été un cheval de bataille pour la NOC. Tout ce qui va, va, ça va s'appeler VA. On va pouvoir regrouper sous le terme de smart technologies. Ce qui veut dire en clair qu'on va utiliser Big Data. On va utiliser toutes les technologies numériques pour pouvoir accompagner et mieux le client dans ses consommations et mieux gérer le pilotage des consommations. Et enfin, on va également promouvoir l'autoconsommation puisqu'en fait, si on arrive à avoir des maisons positives ou des logements ou des bâtiments qui produisent de l'énergie localement, et bien ça va venir se soustraire de la consommation d'énergie fossile. Et donc en fait, cette idée d'incorporer l'efficacité énergétique ou la cinquième énergie, celle que l'on ne consomme pas dans un mix énergétique, pourrait être une façon finalement de pousser la coopération entre la France qui a été en pointe sur ce sujet et ces derniers mois plus que jamais. Et finalement des pays où l'abondance et la surconsommation peuvent parfois primer. Donc je pense que là, il y a un sujet fondamental de coopération et de recherche. Ce sont des choses que nous avons beaucoup regardés dans notre Think tank ».
Myriam MAESTRONI a souligné que : « Pour le reste, on va prendre en compte, ce sera le deuxième axe de coopération possible, tous les enjeux caractéristiques de ce nouveau paradigme éco-énergétique. Il s’agit notamment de voir comment réduire les énergies fossiles, de les décarboner, d’accroitre la part des énergies renouvelables en adressant spécifiquement les avantages et inconvénients de ces différentes énergies, et de promouvoir l’efficacité énergétique, en décorrélant durablement la croissance de la consommation des énergies fossiles. Il s’agit également de pousser la logique de l’économie circulaire et régénératrice, car il devient indispensable de bien prendre en compte les externalités négatives et positives trop longtemps oubliées. L’ensemble de ces éléments vont déterminer les nouveaux modèles, les nouveaux écosystèmes énergétiques de demain et dégager les nouveaux leaders du nouveau monde.
Et enfin, le troisième axe, est celui qui a commencé à être abordé à la dernière COP 27 en Egypte. Il s’agit de réfléchir aux meilleures façons de promouvoir l’accès à l'énergie de tous les pays qui se développent, dans les meilleures conditions d’efficacité possible. Je pense, notamment, au continent africain. Il est important de veiller à rendre l’énergie disponible, en évitant absolument de refaire les mêmes erreurs que nous avons pu commettre dans les pays industrialisés lorsque nous ne savions pas… Des moyens importants auraient dû être débloqués pour permettre cela et au titre de la dette climatique, mais malheureusement on est encore très loin du compteز
Selon Myriam MAESTRONI :"Il y a un dernier axe possible de coopération globale, qui est évidemment tout ce qui concerne la capture du CO2, que ce soit en sortie d'industries ou directement dans l’atmosphère (qu'on appelle le direct Air Capture) et qui consiste à aller « nettoyer » finalement l'atmosphère du CO2 accumulé depuis le début de l’industrialisation du monde. On est encore sur des procédés expérimentaux mais sans doute des pistes à creuser sérieusement.
Ce ne sont pas les sujets ni les axes de coopération qui manquent !... et les Emirats ont développé un socle de projets en ligne avec ces différents enjeux qui leur confère une certaine légitimité. Cela est d’autant plus vrai que les Emirats disposent de moyens importants à « leverager » au service d’une vision de futur inspirante. Espérons que la COP 28 sous l’égide des Emirats permette en voyant les choses sous un nouvel angle d’accélérer les transformations et donc la lutte contre cette urgence climatique extrême qui est devenu un sujet de préoccupation global.
La spécialiste de l’énergie ajoute:" Je pense qu'il est, bien sûr, important de montrer les efforts qu'ont pu réaliser les Émirats sur leur propre industrie pétrolière pour jouer un rôle un peu modèle sur ces sujets, mais également sur tout ce qui va concerner l'urbanisme et plus généralement la mise en œuvre de l’énergie optimisée. Il s’agit finalement aussi de pouvoir mettre en avant les meilleures pratiques de décarbonation, car on doit aussi analyser ce qui fonctionne et prend part active à la décarbonation au niveau mondial.
Il me paraît également important de bien articuler les décisions de court terme et prises dans l’urgence et sous contraintes, avec des décisions de plus long terme structurantes pour le futur éco-énergétique. Là encore il y a de nombreux défis à relever… En tout état de cause, on peut observer partout la nécessité absolue d’informer et d’éduquer les décideurs et de continuer à sensibiliser les populations. En effet, les transformations sont si rapides qu’il est vraiment difficile de rassembler l’ensemble des connaissances et de faire émerger des experts du nouveau paradigme éco-énergétique. Comprendre cet enjeu et l’adresser sera, sans doute, un facteur de succès pour les Emirats. Pousser l’exemplarité avec un Institut International du climat et de la neutralité carbone pourrait être un « must » . Pourquoi pas d’ailleurs en coopération avec E5T ?....
Peu d’organisations dispose de l’expérience que nous avons pu développer depuis plus de 11 ans, en France, dans différents pays d’Europe et zones du monde, … pour identifier et mettre en lumière les initiatives et les acteurs qui comptent dans la transition énergétique et la décarbonation … et nous n’avons pas encore de présence aux Emirats ! Peut être une opportunité de réfléchir à des Universités E5T locales.
Je crois fondamental de bien prendre en compte l'ensemble des parties prenantes, car nous avons besoin de l’énergie, des idées et des contributions de tous.
En clair, les COP ont bien sûr vocation à mobiliser le monde politique mais, au-delà de ce dernier la problématique est si large et si urgente qu’il faut pouvoir compter sur tous : grandes entreprises, starts up, PME, ONG, élus, représentants de collectivités locales, enseignants-chercheurs, étudiants….
« Je crois que cette représentativité large des parties prenantes est un garant de succès ». Faire la synthèse de toutes ces pistes directement en lien avec les discussions de la COP28 ou en périphérie va finalement muscler la participation ou la légitimité des Émirats à se poser aujourd'hui en un grand organisateur.
Ces différentes pistes sont donc à creuser… avec un gout prononcé de ma part, vous l’avez compris, pour l'éducation qui se doit d’être mobilisatrice, fédératrice, inspirante et innovante. Peut-être une occasion de promouvoir les 100 leaders pour la planète émirati ! Donc voilà, en amont, et donc sans attendre la fin de l'année, comment les Émirats pourraient imaginer d’élargir le champs des possibles et étayer les fondements de succès de cette COP à venir.