France/ Affaire Bygmalion : deux anciens dirigeants confirment la fausse facturation des comptes de campagne de Sarkozy

Sébastien Borivent et Guy Alvès ont reconnu, jeudi, avoir accepté de maquiller les frais de meetings du président candidat en 2012.
Au procès Bygmalion, le cofondateur de l'agence qui a organisé les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a raconté jeudi au tribunal le "tabou" du système des doubles factures pour masquer les dépenses excessives, puis la "délivrance" des révélations.
Sébastien Borivent et Guy Alvès ont reconnu, jeudi, avoir accepté de maquiller les frais de meetings du président candidat en 2012. Ils les avaient facturés à l’UMP pour dissimuler le dépassement du plafond des dépenses de campagne.
Depuis mardi, le tribunal a entendu trois des quatre ex-cadres de Bygmalion qui comparaissent pour la fraude, aux côtés d'anciens membres de l'équipe de campagne et de l'UMP (devenu Les Républicains). L'ancien chef de l'Etat, jugé uniquement pour "financement illégal de campagne", n'est pas présent à l'audience.
Tour à tour, Franck Attal (qui a organisé les meetings), Sébastien Borivent, son supérieur hiérarchique, et Guy Alvès, co-fondateur de Bygmalion, racontent la même version.
Les meetings qui s'accélèrent et l'équipe Sarkozy qui en veut toujours plus, puis la folle demande de l'UMP : le plafond de dépenses autorisé va exploser, il va falloir facturer le parti.