IKKS en difficulté : des milliers d'emplois menacés dans le prêt-à-porter en France

IKKS se joint à la liste des enseignes confrontées à des difficultés économiques. Le groupe de prêt-à-porter a révélé le 5 février un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui toucherait 202 employés sur 1 328, ainsi que la fermeture de 77 magasins et corn
Camaïeu, Minelli, Burton of London, Naf-Naf, San Marina, Pimkie... Les enseignes de prêt-à-porter et de chaussures qui ont dû mettre la clé sous la porte ces derniers mois se multiplient.
Au total, plus de 4 000 emplois ont été supprimés dans le secteur de la mode en France en 2023, sur un total de 220 000 emplois, comme le rapporte l'Alliance du Commerce, regroupant les grands magasins, les magasins populaires, ainsi que les enseignes de l'habillement et de la chaussure.
Parmi les raisons qui expliquent ces fermetures, on retrouve la crise inflationniste et les tensions sur le pouvoir d'achat, incitant les consommateurs à réduire leurs dépenses jugées "non essentielles".
En effet, au cours des quatre dernières années, les magasins de prêt-à-porter ont perdu un client sur cinq.
Malgré des augmentations de tarifs relativement contenues dans le secteur du textile et de la chaussure, d'environ 4 à 5% selon l'Alliance du Commerce, les Français ont été contraints de faire des arbitrages dans leurs dépenses.
Face à la hausse des prix des produits alimentaires (+20% entre 2021 et 2023), de l'énergie et des crédits immobiliers, les consommateurs n'ont eu d'autre choix que de se restreindre.
Par conséquent, l'achat de nouvelles chaussures, de la dernière parka à la mode ou encore de chemisiers neufs a été mis de côté. En effet, le chiffre d'affaires du secteur de l'habillement a reculé de 3,5% en 2023, selon le panel Retail Int.
France, qui inclut environ soixante enseignes de mode telles que Jules, Eram et les Galeries Lafayette. Les marques comme Primark, Zara, H&M, Shein et Temu sont exclues de ce panel car elles ne fournissent pas de détails sur leur activité en France.