L'économie russe de Poutine redémarre plein gaz, malgré les sanctions

L'activité russe s'est montrée plus dynamique que celle des Etats-Unis ces dernières semaines selon des données collectées par Goldman Sachs. Une conséquence de la hausse de la rente gazière, non concernée par les sanctions.
Au lendemain de l'offensive russe contre l'Ukraine, le ministre de l'économie Bruno Le Maire avait parié sur « un effondrement de l'économie russe » ! Après les trains de sanctions décidés par l'Union européenne et les Etats-Unis, il est possible de tirer un premier bilan de leur impact sur les données macro-économiques de ce pays. Exercice compliqué, puisque la banque centrale et Rosstat, l’équivalent russe de l’Insee, ne publient plus de données économiques. Il faut se fier à d’autres sources. Le Fonds monétaire international a fait en juillet une mise à jour moins pessimiste (-6%) qu’en avril (-8,5%) de sa prévision d’évolution du PIB russe en 2022.
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Baisse contenue de la production industrielle
Le Current activity indicator de Goldman Sachs, qui permet de suivre quasiment en temps réel la variation de l’activité d’un pays à partir de données accessibles, a remonté la pente de façon spectaculaire. Et, pour JP Morgan, la production industrielle ne s’est contractée que de 1,8% en un an. L’inflation serait contenue à 10% (contre 8,5% aux Etats-Unis) et le taux de chômage à 3,9% (contre 3,5%). L’économie du pays de Vladimir Poutine, shootée par la hausse du prix des hydrocarbures, s’est montrée résiliente.