Ramadan : observer le jeûne sans risque pour la santé

Si le Ramadan fait partie des cinq piliers de l’Islam, certaines catégories de croyants peuvent être dispensées d’observer la période de jeûne. Femmes enceintes, enfants, diabétiques… On fait le point.
Ni aliments ni eau entre le lever et le coucher du soleil : c’est le principe du jeûne du ramadan, qui débute ce 2 avril et doit s’achever le 2 mai. Pendant un mois, donc, les fidèles devront s’abstenir de se nourrir et s’hydrater pendant environ 14 heures consécutives. Ils rompront ce jeûne au coucher du soleil avec un repas appelé iftar et pourront reprendre des forces avant l’aube avec le sahur.Toutefois, certains fidèles sont autorisés à ne pas jeûner. Les textes dispensent les enfants avant leur puberté (même si, dans les faits, ils sont nombreux à observer le jeûne bien plus tôt), les femmes enceintes et allaitantes si elles considèrent que le jeûne met en danger leur santé et/ou celle de leur enfant, et les personnes malades.
Cependant, à condition d’en parler à son médecin, certaines pathologies sont compatibles avec le Ramadan. "Les données disponibles semblent montrer que le jeûne du Ramadan est sans danger chez les patients avec une hypertension contrôlée, une cardiopathie ischémique ou une insuffisance cardiaque stables", indique Melissa Dominicé Dao, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse). En revanche, il devrait être "déconseillé aux patients avec un infarctus récent, une angine de poitrine instable, une décompensation cardiaque récente ou un traitement de diurétiques à haute dose",selon la dépêche.