Replay : conférence de presse d'Emmanuel Macron sur la réponse européenne à la crise de l'énergie

La France est favorable à une contribution exceptionnelle des énergéticiens pour faire face à la crise inflationniste qui menace l'économie tricolore et européenne.
Emmanuel Macron a défendu lundi le principe d'un « mécanisme de contribution européenne », un prélèvement sur les opérateurs énergétiques « dont les coûts de production sont très inférieurs aux prix de vente sur le marché ».
Le chef de l'Etat a évoqué « des bénéfices indus » dégagés par certaines entreprises du secteur. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien en visioconférence avec le chancelier allemand Olaf Scholz.
Paris comme Berlin souhaitent que cette contribution soit mise en oeuvre « au niveau européen », et qu'elle soit ensuite reversée aux Etats-membres, a-t-il précisé.
Le produit de ce prélèvement pourrait être utilisé par les différents pays pour financer des mesures telles que le blocage des tarifs. Si les Vingt-Sept ne parvenaient pas à se mettre d'accord sur ce sujet, le prélèvement exceptionnel serait instauré quoi qu'il en soit « au niveau national », a prévenu Emmanuel Macron.
L'Allemagne a d'ores et déjà annoncé, ce week-end, qu'elle instaurerait une telle contribution .
Emmanuel Macron n'a pas dit quelles entreprises seraient visées, mais on connaît en tout cas le principe qui serait appliqué.
Il s'agirait des entreprises qui produisent de l'électricité dans des centrales nucléaires, au charbon, ou encore à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, hydraulique…). Elles bénéficient de la flambée inouïe des cours de l'électricité , entraînés dans le sillage du gaz, alors que leurs coûts n'ont pas augmenté depuis la crise, en tout cas pas autant que ceux des centrales à gaz, selon les échos.