L'Europe souffre à cause de sa dépendance pharmaceutique

En manque de doses de vaccins, l'Union doit pourtant exporter une part de sa production, maîtrisée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Avant même la reprise de l'épidémie de Covid, la question de l'approvisionnement trop lent de vaccins était une patate chaude en Europe.
Du coup, l'hypothèse de bloquer les exportations semblait une solution évidente.
Jusqu'alors, les pays de l'Union européenne (UE) ont reçu 70 millions de doses des usines pharmaceutiques installées sur le continent, tandis que 42 millions ont été exportées vers 33 pays. Mais pratiquement rien n'a pu être importé. D'où la question de retenir les livraisons vers des pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, qui de leur côté ont bloqué toute vente de vaccins hors de leurs frontières.
Depuis le mois de janvier, il faut donc une autorisation pour exporter des vaccins en dehors de l'Union, ce qui provoque de la paperasserie et des retards de livraison. L'Italie a bloqué 250 000 doses d'Astra Zeneca vers l'Australie, et les Pays-Bas menacent de faire de même avec la Grande-Bretagne.