France / Racolage illégal : ça chauffe entre les vrais et les faux taxis parisiens

Face à un phénomène croissant depuis la baisse d’activité des aéroports, les taxis officiels s’organisent pour mener des opérations «anti-racolage» contre les chauffeurs arnaqueurs.
Midi sonne sur le parvis de la gare de Lyon, à Paris. Une vingtaine de chauffeurs de taxis surgissent devant la sortie de la gare et enfilent un gilet jaune sur lequel est inscrit « Taxi officiel ». Ils entendent orienter les voyageurs en provenance de Lyon pour leur éviter de croiser des « racoleurs », ces « transporteurs clandestins » — comme ils les appellent — qui n'ont pas d'autorisation pour charger des passagers. « Vous voyez ce qu'on est obligé de faire! Pendant ce temps-là, on ne prend pas de clients », soupire l'un d'eux en distribuant des tracts aux voyageurs.
Avec la crise sanitaire, le nombre de touristes étrangers et d'affaires aux abords des aéroports a chuté. Une partie de ces transporteurs sans autorisation s'est donc rabattue sur les gares pour trouver de nouvelles proies. Avec parfois des tarifs multipliés par cinq ou dix. Il y a deux semaines encore, un jeune Montpelliérain a payé 170 euros pour un trajet entre gare de Lyon et gare Montparnasse.