Adhésion de la Turquie et sommet en Russie : Les BRICS+ renforcent l’influence du Sud global

Du 22 au 24 octobre, les dix membres des BRICS+ se réuniront à Kazan, en Russie. Lors de ce sommet, en plus des discussions sur l’élargissement potentiel à la Turquie, des débats porteront sur des thèmes tels que les institutions, la paix et le multilatér
Depuis le 1er janvier, Moscou assure la présidence des BRICS+, une responsabilité initialement prévue pour le Brésil. Cependant, ce dernier, étant déjà l’hôte du G20 les 18 et 19 novembre, a préféré ne pas gérer ces deux événements majeurs simultanément.
Ce 16e sommet, se déroulant dans la capitale de la République du Tatarstan, est le premier à inclure les cinq nouveaux membres (Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Éthiopie, Iran) aux côtés des pays fondateurs (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré qu’aucun autre élargissement n’était envisagé pour l’instant.
Chaque pays adhérant aux BRICS+ a ses propres raisons économiques. L’Égypte, par exemple, confrontée à une pénurie de dollars et à une inflation galopante, y voit une opportunité d’importer en utilisant sa propre monnaie ou celles de ses partenaires.
En outre, Le Caire cherche à renforcer ses liens économiques avec Pékin. De même, l’Iran espère bénéficier économiquement de son adhésion, son président Massoud Pezeshkian ayant déclaré que 100 milliards de dollars d’investissements étrangers sont nécessaires pour atteindre une croissance de 8 % du PIB.