Une cabane en pleine nature : en Corrèze, la nouvelle vie d’une famille parisienne fait grincer des dents

Un couple installé avec ses deux enfants dans une cabane de 35 m2 depuis deux ans et demi sort un livre prônant la « désobéissance fertile ». Oui
Problème : leur construction, en « zone humide et à risque », est dangereuse selon la mairie.
Au beau milieu du causse corrézien, aux confins du Lot et de la Dordogne, dans la commune de Chasteaux (Corrèze), ils ont établi leur cabane arrondie de 35 m2 en bois, en paille et en terre glaise avec des portes-fenêtres de récupération qui offrent une vue imprenable sur la campagne.
Jonathan Attias, 34 ans, et Caroline Perez, 35 ans avaient une carrière toute tracée à Paris, elle comme manager dans le domaine du luxe, lui dans la production et le journalisme. « À la trentaine, toutes les portes s’ouvraient devant nous », explique même Jonathan. C’est donc en pleine ascension professionnelle qu’ils ont tout quitté pour tenter l’aventure d’une vie en pleine nature. On était octobre 2018 alors que leur première fille avait 4 ans et la seconde… 4 mois.
Il leur arrive aujourd’hui de se plonger dans un ruisseau d’eau à 13 degrés, ils lavent leur vaisselle à l’eau de source, cuisent leurs aliments à l’énergie solaire, nettoient leur linge en pédalant sur un vélo d’appartement relié au tambour d’une machine à laver. Ils ne vivent pas pour autant en ermites et leur fille aînée est scolarisée dans l’école du village. Ici, pas de télé mais une radio pour la musique, des téléphones portables et un accès à Internet sur une colline un peu plus loin.