Coup d’Etat au Gabon : Les activités militaires françaises suspendues par le gouvernement !

Pendant ce temps, la présence française en Afrique se détériore progressivement au gré des coups d’État militaires successifs.
Près de 400 soldats sont positionnés au Gabon, participant à la protection des ressortissants français et collaborent avec l’armée gabonaise
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Une pause le temps d’y voir plus clair. Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu a annoncé dans un entretien au Figaro publié vendredi soir la suspension temporaire de la coopération militaire entre la France et le Gabon à la suite du coup d’Etat de mercredi.
Là-bas, 400 soldats français « font de la formation » et « ont toujours été aux côtés de l’armée gabonaise. À l’heure actuelle, leurs activités ont été suspendues en attendant que la situation politique se clarifie », a commenté le ministre.
Ces forces « prépositionnées » ont pour missions la protection des ressortissants français, la veille opérationnelle - en cas de besoin de renfort sur des opérations en cours - et la coopération avec les armées nationales gabonaises et de pays voisins comme le Cameroun pour des exercices ou encore des formations.
« Nous ne pouvons pas mettre sur le même plan le Niger et le Gabon »
Des militaires putschistes ont annoncé mercredi avoir mis « fin au régime en place » au Gabon et avoir placé en résidence surveillée le président au pouvoir depuis quatorze ans, juste après l’annonce officielle de sa victoire à la présidentielle organisée samedi.
Le ministre français des Armées a néanmoins tenu à différencier les coups d’Etat au Gabon et au Niger, où des militaires retiennent prisonnier depuis fin juillet le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, ce que la France conteste.
« La France condamne tous les coups de force […] Pour autant, nous ne pouvons pas mettre sur le même plan la situation au Niger, où des militaires illégitimes ont destitué un président légitimement élu, et celle du Gabon, où le mobile avancé par les militaires est précisément le non-respect de la loi électorale et de la Constitution. Car de fait, et, je pèse mes mots, il existe des doutes sur la sincérité des élections dans ce pays », souligne Sébastien Lecornu. Rapporte 20 Minutes