Syrie : Assad promet d’éradiquer le « terrorisme » alors que les rebelles avancent dans le Nord

Le président syrien Bachar el-Assad a réaffirmé son engagement à utiliser la force pour éliminer ce qu’il qualifie de « terrorisme ».
Lors d’un entretien téléphonique avec un responsable abkhaze, Assad a déclaré : « Le terrorisme ne comprend que le langage de la force, et c’est avec ce langage que nous le briserons et l’éliminerons, quels que soient ses partisans et ses commanditaires ».
Cette annonce intervient alors qu’une coalition de groupes rebelles, menée par des islamistes, a lancé une offensive majeure dans le nord de la Syrie.
Offensive rebelle et bombardements
La coalition rebelle poursuit son avancée rapide, prenant le régime par surprise. À Alep, la deuxième plus grande ville de Syrie, plus de 330 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Dans la province de Hama, les rebelles ont également capturé des dizaines de localités stratégiques sans grande résistance, selon la même source.
En réponse, les forces aériennes russes et syriennes intensifient leurs bombardements sur les zones sous contrôle rebelle, notamment Idleb, où des images montrent l’ampleur des destructions.
Un pays toujours divisé
Malgré les succès militaires du régime, qui contrôle aujourd’hui environ 80 % du territoire, le nord du pays reste un patchwork d’acteurs rivaux. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, contrôlent de vastes territoires, tandis que des groupes soutenus par la Turquie occupent des poches le long de la frontière.
À son apogée, l’opposition armée avait atteint les faubourgs de Damas, mais l’appui militaire de la Russie, de l’Iran, du Hezbollah libanais et de milices irakiennes a permis au régime de reprendre les grandes villes et la côte méditerranéenne, souvent appelée la « Syrie utile ».
Perspectives
Le conflit syrien, qui dure depuis 2011, continue de fragmenter le pays. Alors que le régime affirme sa détermination à éradiquer toute opposition armée, les récentes avancées rebelles soulignent que la stabilité reste hors de portée, avec un pays toujours plongé dans une guerre sans fin.